Mise en contexte d’un trimestre mouvementé pour le marché des VE

Mise en contexte d’un trimestre mouvementé pour le marché des VE

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Category: Article de blog | Tags: Batteries

Qu’il s’agisse d’un simple contretemps ou de véritables vents contraires, il se passe quelque chose sur le marché des véhicules électriques. Bien que les ventes de VE aux États-Unis et au Canada continuent de se tailler des parts record du marché des véhicules neufs, le second semestre de 2023 a commencé à susciter pas mal d’inquiétudes quant à l’avenir de l’industrie des VZE.  

 

Les débats font rage sur le niveau réel de la demande, le réseau de recharge suscite de vastes inquiétudes et les taux d’intérêt élevés pourraient refroidir les acheteurs potentiels de VE. Aux États-Unis, des concessionnaires ont écrit au président pour exprimer leur préoccupation face aux parcs automobiles qui se remplissent de VE invendus, tandis qu’au Canada, certaines marques n’arrivent pas à s’approvisionner assez rapidement. En réaction, certains constructeurs ont ajusté le rythme de leurs stratégies ambitieuses en matière de VE. Tout cela a créé une incertitude quant à la direction que prend le marché des VE et, par le fait même, a ravivé le débat sur les stratégies ambitieuses du gouvernement canadien en matière d’adoption des VE.   

 

Peut-être que cette turbulence et ces commentaires peuvent être attribués aux attentes élevées fixées au cours des deux dernières années. Le gouvernement fédéral et certains gouvernements provinciaux se sont très loin engagés dans le soutien à la transition vers les VE, notamment par de nouvelles mesures réglementaires telles que des mandats de vente et des investissements importants pour attirer des usines de fabrication de batteries en Ontario et au Québec.

 

Peut-être avons-nous enfin dépassé la phase des « premiers adoptants » et que l’adoption des VE ralentit à mesure qu’elle s’étend à des consommateurs dont le portefeuille est plus restreint, qui sont plus préoccupés par le réseau de recharge et plus méfiants à l’idée de faire le saut technologique. S’il est essentiel de continuer à évaluer les facteurs affectant la croissance du marché nord-américain des VE, les investisseurs et les décideurs politiques ne devraient pas se laisser effrayer par les récents obstacles. Le meilleur pari pour le Canada est de maintenir le cap, de protéger nos investissements et d’élaborer une stratégie industrielle solide pour les VZE qui soutiendra la croissance économique et finira par accroître le contenu canadien dans les VE nord-américains.  

 

Le Canada est idéalement positionné pour tirer des bénéfices de la transition vers les VZE qui vont bien au-delà de l’augmentation du nombre de kilomètres parcourus sans émission (bien qu’il s’agisse d’un objectif important).
 

Peu d’autres grandes nations manufacturières, voire aucune, ne disposent du même niveau d’expertise en fabrication automobile, d’innovateurs dans le domaine des batteries de pointe, de réserves de minéraux critiques et d’énergie propre pour soutenir l’extraction, la fabrication et la recharge. 

 

Maintenir la croissance économique, soutenir le développement d’une industrie des VZE plus large au Canada et accroître le contenu canadien dans les VE vendus en Amérique du Nord nécessitera un soutien constant et équilibré de la part du gouvernement et de la société civile. Les usines de batteries et d’assemblage de véhicules sont des victoires et créeront des emplois, mais sans la capacité de fabriquer les pièces, les composants et les machines dont ces usines auront besoin, sans parler des matières premières pour alimenter tout cela, nous raterons une occasion. Une industrie canadienne des VZE forte aidera à stimuler l’offre et, à terme, à réduire une partie du choc du prix des VE. Les fabricants canadiens sont après tout des leaders mondiaux dans la construction de véhicules abordables et attrayants, une position qui doit être maintenue alors que nous passons à des flottes électrifiées. La PI canadienne a été à l’avant-garde de la technologie des batteries lithium-ion par le passé et les gouvernements canadiens doivent positionner nos institutions de recherche et nos jeunes pousses pour qu’elles le soient à nouveau. Le développement d’une chaîne d’approvisionnement complète pour les VZE, employant des Canadiens dans tout le pays, aura l’avantage supplémentaire de familiariser la population avec la mobilité zéro émission, première étape avant l’essai routier puis l’achat final.   

 

Bien sûr, il y a des turbulences à mesure que les consommateurs adoptent un nouveau produit et qu’une industrie hautement complexe se réinvente, mais il faut surmonter les creux et les cahots tout en tenant compte des précieuses leçons apprises. Nous devrons appliquer ces leçons, car la transition vers les VE arrive, que le Canada profite ou non de l’occasion. C’est pourquoi Accelerate continue de promouvoir son message visant à bâtir une chaîne d’approvisionnement complète pour les VZE au Canada en soutenant tous ses segments.

 

Notre dernier rapport approfondit cette discussion et vous présente le point de vue de chefs de file de l’industrie au sein de l’écosystème canadien des VZE.